ÉVÈNEMENTS À VENIR
Exposition photographique
ELENA HENNEBERG
&
GRÉGOIRE GARDETTE
Du 4 octobre au 7 décembre 2026 sur rendez-vous.
Pour Grégoire Gardette, cette exposition sonne comme un retour aux sources et un accomplissement. Passionné de photographie depuis l'enfance, il rêvait adolescent d’intégrer le Centre d'enseignement professionnel de Vevey avant que les contingences financières ne l'orientent vers les Beaux-Arts à Orléans. Devenu un grand nom de la direction artistique dans les années 80, il monte ses premières maquettes à la main, au papier et à la colle, avant de signer les affiches de Jacques Weber pendant dix ans, des lancements pour Hermès et Cartier, des ouvrages pour Actes Sud et l’image hôtelière de palaces mythiques (La Réserve, La Mamounia). Après avoir arpenté le monde, pour saisir ses images construites de lignes et de lumières, il conserve ce qu'il nomme « la culture de l'effacement » : l'idée que le créateur doit s'effacer pour n'être qu'un vecteur d'émotions. C'est ce qu'il applique dans ses grands formats (80x120 cm) en Camargue ou dans les Dolomites, utilisant son objectif en mouvement comme un pinceau pour « capturer un souffle profond », un instant de sérénité hors du train effréné des réseaux sociaux.
Les autoportraits d’Elena Henneberg (110x150 cm) dévoilent une approche plus picturale et habitée. Artiste et photographe née en Russie en 1984, elle a reçu une formation artistique et académique en peinture classique. Installée à Berlin depuis 2003, elle y a suivi une formation professionnelle en photographie. Pendant plusieurs années, elle s’est consacrée à la photographie de reportage, collaborant avec la presse allemande et participant à des projets documentaires pour les archives publiques en Allemagne. Aujourd’hui, sa pratique artistique se concentre sur la peinture et la photographie - deux langages dont les frontières tendent souvent à s’effacer dans son travail. Elle travaille également dans le domaine du stylisme, de la création de costumes, d’univers visuels et de décors pour le cinéma. Dans la série “La présence de l’absence” d’Elena Henneberg, l’absence n’est pas un vide, mais une autre forme de présence. Lors des prises de vue, Henneberg travaille seule, à la fois devant et derrière l’objectif - en tant qu’artiste et modèle. En s’affranchissant du regard extérieur, elle fait de son propre corps et de son image un espace de transformation, de mémoire et de perception. Toutes les oeuvres sont réalisées sans la présence de tiers ni d’assistants et sans aucune retouche numérique.
Le choix du Château de Marnand ne doit rien au hasard. Pour ce duo complice, ce lieu entièrement restauré et habité par des hôtes esthètes se situe idéalement à mi-chemin entre le Berlin d'Elena et le Nice de Grégoire. La vingtaine d’oeuvres présentées, des tirages originaux limités, sera proposée dans une échelle de prix allant de 1 300 CHF à 2500 CHF.